La résilience des forêts

Évaluer les meilleures stratégies de gestion pour améliorer la résilience globale des forêts aux espèces envahissantes nuisibles, aux maladies et aux changements climatiques.
– Dr. Christian Messier (UQO/UQAM), Dr. Frédérick Doyon and Philippe Nolet (UQO), Guy Lessard (CERFO)

Ce projet est une composante d’un projet forestier de plus grande envergure ayant pour but de comparer diverses techniques forestières (coupe en lisière, coupe sélective ou aucune coupe) pour comparer les impacts sur l’augmentation de la résilience globale de la forêt quant au changement global.

De plus en plus, on gère les forêts pour une multitude de services éco systémiques à l’échelle du peuplement et du paysage. Cependant ces services sont menacés par l’évolution rapide des facteurs biotiques et abiotiques tels que les maladies, les insectes envahissants et les changements climatiques. Par exemple : dans les 40 dernières années, les forêts de Kenauk ont été envahies par la maladie de l’orme liège et de l’écorce des hêtres et, plus récemment, l’épidémie de l’agrile du frêne qui décime d’importantes quantités d’arbres. Plusieurs autres insectes et maladies, qu’on retrouve déjà au nord-est des États-Unis, sont susceptibles de se déplacer à Kenauk dans les 40 prochaines années. Ceci se produit en même temps que les rapides changements climatiques et l’augmentation de la demande humaine. Pour répondre à ces défis, les gestionnaires forestiers doivent développer de nouvelles stratégies visant à maintenir ou augmenter la résilience globale des forêts afin de subvenir au maintien des écosystèmes vitaux. Ce projet évaluera, sur la base d’une théorie complexe, le peuplement et la paysage en utilisant des modèles de simulation, les meilleures stratégies de gestion pour assurer le maintien des écosystèmes vitaux. Pour assurer une stratégie d’adaptation efficace, nous suivrons les étapes suivantes : 1) Évaluer la vulnérabilité aux maladies et insectes envahissants et aux changements climatiques; 2) Planifier et développer des scénarios à long terme, en utilisant de nouveaux outils et modèles analytiques qui reconnaissent la prévalence de conditions, sociales, économiques, climatiques et écologiques hautement incertaines; et 3) Tester les méthodes de sylviculture favorisant une diversité d’espèces d’arbres avec le bon équilibre des caractéristiques fonctionnelles qui assurera une résistance
élevée aux perturbations et aux facteurs de stress prévus dans la région.

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