Projet d’étude sur l’hydrologie et l’herpétologie des étangs vernaux

Comparaison entre les forêts équiennes et non équiennes et les conséquences sur la qualité du paysage hydrologique et la biodiversité des étangs vernaux.
– Dr. Marie Larocque (UQAM), Dr. Angélique Dupuch et Dr. Yann Surget Groba (UQO)

Ce projet est une composante d’un projet forestier de plus grande envergure ayant pour but de comparer diverses techniques forestières (coupe en lisière, coupe sélective ou aucune coupe) pour comparer les impacts sur l’augmentation de la résilience globale de la forêt quant au changement global.

Les étangs vernaux sont composés d’un riche écosystème et sont essentielles aux cycles de vie de plusieurs organismes vivants, incluant les amphibiens menacés d’extinction. En dépit de leur importance écologique, ces habitats ne sont généralement pas cartographiés et ne sont pas pris en considération dans les plans d’aménagement à cause de leur petite taille et de leur état temporaire. De plus, leur dynamique hydrologique dans différents contextes géomorphologiques sont mal documentés. La foresterie peut affecter sérieusement les sources d’eau, la qualité de l’eau et la température ainsi que la connectivité entre les étangs vernaux. Présentement, les effets des activités forestières sur l’hydrologie des étangs vernaux sont inconnus. Les objectifs de ce projet sont: 1) Déterminer la dynamique écologique des étangs vernaux dans différents contextes géomorphologiques; 2) Évaluer l’impact de la sylviculture équienne et non équienne sur la dynamique hydrologique des étangs vernaux, la diversité herpétofaune, l’abondance et la connectivité; et 3) Faire les recommandations pour diminuer l’impact de la sylviculture sur les étangs vernaux et son herpétofaune. Nous choisirons cinquante étangs vernaux pour cette étude (10 pour chaque site): Forêts inexploitées, jeune (depuis 10-15 ans) et site plus vieux (depuis 25-30 ans) à sylviculture équienne ainsi que des sites jeunes et vieux à sylviculture non équienne. Nous étudierons tous les aspects des étangs, la taille et la profondeur, et elles seront visitées régulièrement pour identifier leurs périodes hydrologiques. Nous analyserons l’ADN environnemental pour tous les sites, pour estimer la diversité de l’herpétofaune (par l’approche du méta-codage) et l’abondance par méthode ACP. Nous estimerons la connectivité fonctionnelle entre les étangs vernaux en utilisant la génétique des sites (pour estimer le flux génétique entre les sites) une étude des espèces les plus communes par procédé de capture-marquage-recapture. Parmi les 50 sites, un sous-ensemble sera équipé de différents capteurs (niveau de l’eau, température de l’eau et conductivité électrique, température de l’air, précipitations) pour évaluer l’évolution temporelle de l’inventaire hydrique et de la qualité de l’eau.

Résultats à venir